Dîner du Vendredi 23 novembre 2007
Je souhaite à chacun de venir un jour à La Madelaine-sous-Montreuil, garer sa voiture dans le vaste parking sur les bords de la Canche et pénétrer dans cette petite auberge grenouillèrement kitsch – c’est un compliment …
Ce soir là, à La Grenouillère, soirée un peu particulière car dîner organisé pour 16 dans un cadre professionnel.
J’avais communiqué un budget ‘all-in’ à Alexandre Gauthier, jeune et brillant chef rencontré en 2006, et donné carte blanche pour le menu et les vins associés (en lui suggérant tout de même quelques plats merveilleux qui avaient marqué mes précédentes visites).
On ne compte plus les articles racontant cette belle histoire de passation de talent entre Roland le père et Alexandre le fils.
Place ensuite au menu et ses vins sélectionnés :Saint-Jacques à cru / condiment mango-mango
Les Glaciaires, Côtes du Roussillon, Domaine Gardiès, 2006
Huître tiède / beurre noisette
Les Glaciaires, Côtes du Roussillon, Domaine Gardiès, 2006
Moules / frites
Bandol blanc, Domaine de Terrebrune, 2006
Gnocchi / pommes de terre
Bandol blanc, Domaine de Terrebrune, 2006
Seiche / artichaut
Macon, Domaine de la Bongran, J. Thevenet, 2002
Homard rôti / figues / fumé minute
Macon, Domaine de la Bongran, J. Thevenet, 2002
Pigeon de Licques bleu / pomme fruit
Grange des Pères, Vin de Pays de l’Hérault, 1999 – si si, vous avez bien lu…
Tout fut de très grand niveau, avec en star de la soirée ce homard rôti, aux figues et fumé minute. Juste derrière, le carpaccio de Saint-Jacques, l’huître beurre noisette, les gnocchis truffe/pommes de terre, le pigeon servi bleu (pour les amateurs) ou normalement rosé, la moule-frite revisitée rivalisent de saveurs, de textures, de goûts. Seul la seiche déstructurée puis reconstruite pour accueillir une farce d’artichauts est un peu en retrait (techniquement irréprochable mais un peu sec en bouche).
Château des Arrieux, 2003, Sauternes
Choco noir-noir / fleur de sel / peau de lait
Château des Arrieux, 2003, Sauternes
Nous étions arrivés vers 20h30 gavés d’enthousiasme et excités par les réjouissantes perspectives de la soirée, 5 heures plus tard nous quittions ce lieu le sourire aux lèvres, l’âme gaie, des émotions et du plaisir plein la tête.
Alexandre a tout d’un grand, au-delà d’une créativité déjà bien maîtrisée, d’une technique bien rôdée et d’une personnalité bien affirmée (qui se traduit clairement et visuellement dans l’assiette avec cette disposition asymétrique, légèrement provocante même), il a ce petit supplément de générosité tourné vers ses clients.
Moi, GoT ou les 16 chanceux de ce vendredi, on adore. Et on vous le recommande. Chaudement.
Laurent V
2 Commentaires
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Si jeune et tellement talentueux, ça fait rêver !
une vraie identité culinaire, chapeau la grenouille…
suuuperbe!