il Vino … le retour

Déjeuner du samedi 22 décembre 2007

Je suis faible…

Il n’a fallu qu’un passage d’Enrico Bernardo au Grand Journal de Canal vendredi soir (en compagnie de Piège, Michalak et Darroze) pour me donner l’envie d’aller déguster quelques flacons de bonne facture chez Il Vino.

Enrico a cette verve, cette connaissance des vins, cette capacité à vous donner envie et transmettre sa passion qui peut ne pas laisser indifférent. J’avais déjà été sous le charme lorsqu’il oeuvrait au Cinq et hier, par petit écran interposé, j’ai eu envie de le visiter à nouveau, d’autant que l’équipe qui le relaie en salle affiche ce même tempérament et véhicule ce même plaisir, cette même passion.

Une première visite chez Il Vino (voir CR ici) m’avait apporté satisfaction sans pour autant me laisser d’inoubliables souvenirs. J’en avais retenu un concept unique et original, des desserts de bonne facture, des vins corrects et surtout un rapport qualité/prix intéressant.

Hier midi, rebelote donc, avec ma douce mais sans mon Nikon, on se pointe avenue de La Tour Maubourg vers 13h. Le restaurant est vide, nous serons 2 tables au final : période de vacances & Noël, c’est calme, nous on en profite…

On décide donc de se faire plaisir en démarrant par un Roederer millésimé 2002, suivi d’un Riesling 2004 de chez Breuer pour l’entrée. Sur le plat, nous commandons un Barbera d’Alba 2005 de chez Grimaldi que nous souhaitons accompagner d’un plat à base de truffes blanches… d’Alba.

C’est Noël… et je reste faible.

Enfin sur les desserts, nous partons sur un Moscato d’Asti 2007 de chez Bera et sur un Tokay hongrois de 2001 (j’ai malheureusment omis de noter sa référence).

Verdict bien différent de notre première visite : les vins sont magnifiques : je retiens et découvre le Barbera d’Alba et le Moscato d’Asti que je ne connaissais pas. De vraies petites merveilles dans leur genre, à tarifs très accessibles. Quant au Roederer 2002, bel équilibre, vineux comme je l’aime.

Concernant les plats, c’est véritablement un sans-faute !
Sur l’entrée : un beau filet de Saint-pierre, rôti au four, parfaitement cuit, accompagné d’agrumes et d’une subtile compotée de pommes.

Sur le plat : pâtes fraîches maison, légèrement crémées, au parmesan, sur lesquelles est déposé avec douceur un rapé de truffe blanche d’Alba. C’est absolument divin, jouissif, exceptionnellement goûteux et très bien réalisé. Je regrette l’absence de mon appareil photo mais pas le temps de m’en émouvoir, je me concentre sur cette merveille qui fond malheureusement à vue d’oeil dans mon assiette.

Quant aux desserts (tiramisu et gâteau au chocolat), contrairement à notre première visite, grosse déception : manquant de finesse, de goût, d’intérêt, bref.. manquant de tout. Nous le signalons au personnel de salle qui, embarrassé, nous propose un autre dessert mais nous étions déjà, avouons-le, bien repus.

Enrico surgit alors, passant une tête en salle, et vient saluer les 2 tables. Contact toujours aussi facile et agréable.

Nous quittons notre table quelques minutes plus tard, passant au bar pour régler la note où on nous explique que l’équipe de pâtisserie est en cours de remplacement, le nouveau chef pâtissier devant arriver très prochainement. L’équipe de salle s’excuse encore pour cette déception sur les desserts, on se voit ainsi offrir les champagnes, les desserts ainsi que les cafés. Très beau geste que nous apprécions. Rien de plus important en effet pour un restaurant que d’être à l’écoute de ses clients, accepter les compliments tout comme assumer les ratés.

Malgré ce petit couac très bien géré par l’équipe de salle, nous sortons de ce déjeuner avec une bien meilleure impression que lors de notre première visite. Il semble que la cuisine ait trouvé – sur le salé – son rythme de croisière, les vins étant par ailleurs très judicieusement sélectionnés et de grande qualité.

Et ce plat de pâtes à la truffe blanche… Nous errons quelques mètres sur le trottoir, encore sous le choc de cette dégustation… habités par une douce sensation euphorisante d’avoir goûté un plat exceptionnel.

Quelques mètres plus loin, nous arrivons à hauteur de l’enseigne de caviar Petrossian… allez tiens, poussons la porte… je vous l’avais dit… je suis faible.

Joyeux Noël !

Laurent V

4 commentaires

  1. Wow, white Christmas I’ll say! :o) Alba truffles.

    Good to read you liked the 2005 Barbera d’Alba. I had one too a few days ago which was not very good, unbalanced and proved that 2005 is not a splendid year in Piemonte – unlike Burgundy/Bordeaux.

    Dear Laurent, I wish you and your dearest ones a merry Christmas and all the best for 2008.

    Trine

  2. Disappointing Alba ? Hmm, now you make me hesitating about the vintage … this one was just excellent, very rich nose, well balanced and long in mouth… a great pleasure.

    Yep, these truffles… falling like snow :o)

    Thanks for your wishes Trine, let me wish you a great Xmas’eve and an amazing Y2008 (with again great good food experiences :o)

    Cheers
    Laurent

  3. Le geste d’offrir desserts, champagne & café est très grand, surtout quand on se retrouve avec seulement deux tables ! Rien que celà prouve que c’est une très grande maison… Joyeux Noël, belle année 2008, continuez à nous parler de toutes ces jolies tables !

    Anaelement vôtre

  4. Cher Laurent, qu’est-ce que j’aime ta faiblesse, surtout répétée, assumée et publiée. Personnellement j’ai faibli récemment devant les flacons d’Agathe Bursin. On en reparlera sûrement bientôt. Tous mes voeux de plaisirs à partager en 2008.


Comments RSS TrackBack Identifier URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s