2008 de A à Z

2008 est bientôt derrière nous, alors l’heure est au retour sur quelques moments forts de cette année gourmande écoulée…

A comme Alinea

L’un des plus beaux repas de l’année, voir de ma vie. 28 plats pour une performance de haut-niveau sur plus de 5 heures, une cuisine étonnante, bouleversante, tantôt spectaculaire, tantôt intime et simple. Un grand bonheur. Inoubliable.

B comme Bigarrade

Découverte récente mais qui a touché en plein coeur. 20 couverts, cuisine ouverte, 2 menus surprise. On se laisse embarquer au gré des produits de saison et de l’humeur du chef. Tout cela pour un rapport qualité/prix unique sur Paris : 45€ le menu gourmand pour 7 services au déjeuner. Que dire…

C comme Convives

Il n’est pas de bon repas sans de bons convives. Alors c’est  à celles et ceux avec qui je partage ces moments de plaisir que je pense.  Famille, amis GoT, amis non GoT, collègues, bloggeurs, merci à vous (chacun se reconnaitra…).

D comme Degeimbre

Un ami. Un talent. Sang-Hoon Degeimbre, chef de L’Air du Temps s’est vu doublement récompensé cette année : 18/20 au GM et 2ème étoile au Michelin Belge. Mes récents repas chez lui furent d’un très grand niveau, comme si cette reconnaissance était initiatrice d’un nouvel élan, d’un second souffle pour finir l’année en beauté. Pour couronner le tout, Maxime, sommelier passionné et passionnant, s’est vu consacré Sommelier de l’année par le Gault&Millau belge. Quelle année pour San et son équipe. On attend vivement de les voir à l’oeuvre en 2009.

E comme El Bulli

On jette l’éponge. 4 ans de tentatives infructueuses. Des mails à la pelle, à la seconde près parfois pour respecter les consignes (« pas avant mi-octobre »), mais rien n’y fait. On ne vivra peut-être jamais cette expérience de manger chez Ferran Adria, alors on va rebondir bien comme il faut et visiter ses compatriotes (el Poblet, Mugaritz et les Roca en tête), ce ne sont pas les belles adresses qui manquent. Non mais !

F comme Fantin Latour

La belle surprise de l’année pour GoT. Un long déplacement certes, mais comme notre attente fut comblée !! Par la cuisine de Stéphane Froideveaux d’abord : puissante, goûteuse à souhait, végétale, tournée vers la nature, d’un visuel exceptionnel qui rappelle Marc Veyrat (pour des prix qui le font oublier). Pour l’homme ensuite. Un chef accessible, ne cachant son plaisir de nous recevoir, nous faisant participer au repas depuis les cuisines. Quelle générosité. Nous espérons y retourner en 2009.

G comme Gauthier

Alexandre Gauthier. Fabuleux personnage. Chef attachant et ô combien talentueux. Quelque chose me dit que 2009 devrait être une belle année pour Alex. Mon dernier repas de novembre fut reçu comme une droite en pleine face. Un repas coup de poing, un uppercut qui vous fait vasciller, mais on est resté debout, et on a joui des superbes réalisations d’un chef qui s’est trouvé un nouvel élan, une identité encore d’avantage affirmée. Vivement qu’il nous revienne de vacances, on a hâte de voir la suite.

H comme Hof van Cleve

2 visites cette année qui m’ont fait comprendre pourquoi le Hof van Cleve de Peter Goossens affichait maintenant depuis des années un 19,5/20 au G&M et 3 étoiles Michelin solidement ancrées. L’une des mes 2 plus belles expériences 3 étoiles de cette année avec en point d’orgue cet inoubliable dîner entre amis par une belle soirée de juillet.

I comme Inoubliable

Tel est et restera notre séjour gourmand à Bordeaux en mai dernier : inoubliable. Organisé de main de maître par Patrick Chazallet, nous avons enduré 6 repas en 3 jours, soit environ 60 plats et une 30aine de vins différents. Valeureux guerriers, trois épicuriens GoT ont fait la totale (Laurent L, Guillaume et votre humble serviteur). Des journées magiques, de plaisir à table mais aussi en dehors. Encore merci à toi Patrick (non seulement pour ton organisation mais aussi pour avoir immortalisé cet instant de pure grâce).

J comme Jayer-Gilles

Echézeaux Grand Cru 1999 de chez Jayer-Gilles. L’une de plus belles bouteilles dégustées de ma vie à l’Agapé. Un moment inoubliable grâce à ce flacon partagé entre amis, pour une soirée mémorable.

K comme Kobe

Kobe Desramaults, chef d’In de Wulf (Belgique). Une adresse coup de coeur depuis 2 ans, bientôt 24 visites, quand on aime on ne compte pas. La cuisine de Kobe est exceptionnelle. En mouvement. En permanente évolution. Mais avec une constance : la qualité de produits régionaux qu’il met en avant avec fierté et talent. Si on rajoute un cadre confortable et contemporain, un service jeune et convivial, In de Wulf devient plus qu’un restaurant gastronomique, c’est lieu hors du temps que l’on quitte chaque fois avec regrets.

L comme Ledoyen

Un déjeuner exceptionnel qui restera comme l’un des repas de l’année. Aujourd’hui, quand je pense à Ledoyen, je vois son bar truffé et son spaghetti/jambon blanc/truffes revisité : 2 plats d’anthologie. Et qu’une seule envie depuis : y retourner.

M comme Martin Berasategui

Un grand homme. Accessible, ouvert, disponible, volubile. Une formidable rencontre. Finalement, avec du recul, on se dit que Martin Berasategui est à l’image de sa cuisine, qu’il sert sur les hauteurs de San Sebastian. Moderne et généreuse. Une magnifique rencontre pour un tout aussi magnifique dîner.

N comme Noma

On a déjà écrit tant de choses sur Noma. Que dire de plus ? Pas grand chose si ce n’est que René Redzepi, son équipe, son restaurant et sa cuisine représentent pour moi ce qui se fait de mieux aujourd’hui en terme de plaisir de la table. Le repas de mai dernier m’avait valu de belles émotions, encore clairement présentes en moi aujourd’hui. Il me tarde de vivre les prochaines. Il n’y a rien de plus merveilleux de nos jours pour un passionné comme moi que de connaitre la date de son prochain repas chez Noma (ce sera donc pour mai 2009🙂 ).

O comme Ormeaux

Je n’avais jamais mangé d’ormeaux avant notre déjeuner chez Michel Portos, chef du Saint-James. Un magnifique plat, associant ormeaux, billes de légumes et bouillon, un grand souvenir. Voilà un chef plutôt discret qui délivre une belle cuisine : gentillement créative, nette et précise, violemment savoureuse. Les assiettes qui sortent méritent qu’on parle d’elles tant elles éclaboussent de brio et de plaisir. Et tout cela dans un cadre enchanteur, un magnifique hôtel niché sur les hauteurs de Bouliac, qui invite aux plaisirs de la table : avant, pendant et après.

P comme aga

Je ne pouvais pas ne pas rendre hommage aux multiples beaux repas vécus à cette table ouverte en 2008 et que je fréquente assidument depuis septembre. Je ne résiste pas au charme – non pas de l’équipe de salle – mais de cette cuisine légère et raffinée, épurée mais tellement juste que réalise le chef Bertrand Grebaut. Et ce qui me comble de plaisir à chaque visite, c’est le plaisir vécu à déguster leurs vins, soit servis à l’aveugle par Laurent et/ou Olivier, soit choisis dans le livre de cave, l’une des plus belles cartes de vins sur Paris pour un restaurant de cette capacité. Une de mes adresses préférées sur Paris, je l’avoue bien volontiers.

Q comme Question

C’est où et quand le prochain repas GoT ? Facile : Oud Sluis (Pays-Bas), le 11 janvier.

R comme Roellinger

Un évènement dans le microcosme de la gastronomie : Olivier Roellinger cesse son activité de chef au Relais Gourmand (triple étoilé Michelin). Il faudra maintenant se rendre au Chateau de Richeux où se trouve le restaurant le Coquillage pour y faire bombance. C’est là qu’Olivier Roellinger poursuivra son voyage, délèguant les fourneaux à ses seconds. J’ai eu la chance de goûter à la cuisine de Roellinger en décembre 2007, une cuisine d’auteur, inspirée par la mer et les épices. Un immense cuisinier.

S comme Spaghetti bolognaise

Un plat qui me rend heureux. Il ne m’en faut pas d’avantage, un plat simple, mais tellement bon quand réalisé avec de bons produits. Et j’en ai mangé du spaghetti bolognaise cette année , facilement un par semaine. Je pourrais probablement en manger tous les jours tant j’adore cà. Je ne le mange d’ailleurs quasiment jamais au resto car je redoute d’être déçu. Alors je préfère assurer, faire suer mes oignons, dorer la viande hâchée, soigner l’assaisonnement et verrouiller le tout avec une sauce tomate légère et parfumée. Avec des De Cecco al dente et un peu de fromage rapé, accompagné d’un petit rouge du caviste légèrement boisé, que demander de plus ? De faire aussi bien la semaine suivante bien évidemment.

T comme Thierry Marx

Le plus beau dîner de l’année dans le cadre de GoT. Une belle tablée, un magnifique cadre. Une cuisine généreuse, un grand menu, de beaux flacons. Thierry Marx nous a salué brièvement, s’inquiétant de notre bien-être. Un homme finalement discret, un personnage suscitant curiosité. Voilà une adresse où je retournerais volontiers, pour d’avantage découvrir l’homme, pour déguster ses dernières créations, pour y re-découvrir les classiques et profiter du service impeccable totalement dévoué à la cause de cette gastronomie que certains qualifient d’avant-gardiste.

U comme Ursules

Champagne Blanc de Noir Roses de Jeanne, cuvée les Ursules de Cédric Bouchard. Souvenir impérissable d’une belle soirée entre amis. Il y a des émotions comme cela que l’on oublie pas. La découverte de ce champagne en fait partie.

V comme Vin

Compagnon indissociable d’un repas, le vin est désormais devenu une passion à part entière. Et 2008 fut une année riche en découvertes et dégustations. A commencer par quelques lectures absolument jouissives : Le Gout et Le Pouvoir de J. Nossiter, ou plus simplement Les Gouttes de Dieu, manga japonais divertissant et instructif. Côté flacons, comment ne pas se souvenir de ce Gewurtz VT 1976 de chez Schlumberger, de ce Rasteau Gourt de Mautens 1999, des délicieuses soirées thématiques de l’Air du Temps : Heyman-Loewenstein, Zind, Boxler ou encore André Beaufort ou Fallet-Prevostat 78, de ce Gevrey-Chambertin Vieilles Vignes 99 de chez Charlopin… Sans compter les Muntada, Grange de Pères, autres Coche-Dury et bien sur cet Echézeaux 99 de chez Jayer. 2008, un beau millésime.

W comme WD-50

La table la plus controversante de cette année. 100% décalée. 100% interpellante. On n’en ressort par indemne. Entre autres grâce aux desserts d’Alex Stupak et à la douce folie du chef Willy Dufresne. Un passage obligé à NY.

X comme Ximenes

Pedro Ximenes. Souvenir d’une dégustation de fin de repas, totalement improvisée d’un Pedro Ximenes de 1947. Fabuleux. Gourmand. Alcooleux. Un premier verre inoubliable de plaisir. Un second qui nous a achevé. Belle soirée.

Y come Yuzu

Un agrume japonais que l’on trouve un peu partout de nos jours. Et malheureusement parfois à toutes les sauces. Je retiendrai ma première dégustation chez San à L’Air du Temps qui profita d’une livraison de qualité exceptionnelle pour le mettre à sa carte. A Paris, Meiji l’utilise avec parcimonie mais toujours avec bon goût. Je suis fan.

Z comme Ze Kitchen Galerie

Une évidence. Une cuisine qui garde le cap et délivre des assiettes toujours aussi savoureuses et précises. Je suis un inconditionnel des bouillons et pâtes de William Ledeuil, et ce n’est pas mon dernier repas en date qui me fera changer d’avis.

En bref, une magnifique année, difficile de faire mieux mais qui sait ? Place maintenant à 2009 !! Belle et heureuse année à toutes et tous !

Laurent V

3 commentaires

  1. Une très bonne année 2008 donc. Que 2009 soit tout aussi riche en expériences et découvertes culinaires et oenologiques. Meilleurs voeux,
    Alexis

  2. Une merveilleuse année 2009 Laurent (et à tous les Got & Family), continuez à nous ravir de tous ces reportages, je r^ve par photos interposées, merci pour tout çà :)))

    Walter

  3. > Alex : Meilleurs voeux également ! Espérons que nous puissions partager un repas en 2009 !

    > Walter : Si GoT fait rêver, nous voilà comblés ! Merci pour ton attention et ta fidélité !


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